Weconomy #9 | L’arithmétique des (ém)options

Weconomy #9 | L’arithmétique des (ém)options 29 février 2016

Weconomy #9 | L’arithmétique des (ém)options

Les alternatives possibles, complexes et variées, remplissent des pages entières de notes, des piles de documents et de présentations. Et en phase projet, c'est bien comme ça, c'est normal. À condition toutefois que dans le fichier « _def », on sache transformer les « ou » en « or ».

Je pense à toutes les fois où, au cours de la phase de conception, on cherche des solutions alternatives à un problème, ou des modalités différentes, afin de saisir des évolutions et des opportunités nouvelles. Combien y a-til d'inconnues possibles et de variables ? À quel moment pouvons-nous légitimement nous arrêter durant la phase d'élaboration des hypothèses et des scénarios, en étant certains de disposer d'un nombre d'options suffisant pour obtenir un bon résultat ? Quand faut-il additionner et quand, à l'inverse, vaudrait-il mieux soustraire ? Quand pouvons-nous « compter » sur les alternatives que nous avons identifiées ?

Je crois qu'en la matière, toute certitude mathématique est impossible. Mais si l'on conçoit le moment de la création comme un brainstorming, il convient de favoriser l'émergence du plus grand nombre d'idées possible pendant la phase initiale, sans se préoccuper trop précisément de la faisabilité réelle de toutes les propositions qui noircissent les feuilles, les tableaux ou les diapositives des présentations. Sans de préoccuper de savoir si elles sont justes ou non. Et surtout, il convient de favoriser et de faire ressortir les éventuelles connexions latentes entre des idées différentes. C'est là toute la force de la collaboration : relier le cheminement mental de nos synapses à ce que vient de dire un collègue, pour trouver de nouvelles voies et de nouveaux stimuli pertinents. Une trajectoire riche de « OU » : autant d'alternatives qui ouvrent la voie à l'identification d'une solution inédite, d'une intuition, d'une dénomination, la conception d'un nouveau service.Avant d'entrer dans une phase plus rationnelle et plus ancrée dans la dimension du faisable, mijotons un peu dans ce bouillon de OU, dans cette complexité originelle où nous irons dénicher les idées qui jouent à cache-cache. Et dans cette phase du OU, nous pouvons nous offrir le luxe de ne pas nous occuper du fait que de possibles OK puissent évoluer à court terme en KO.

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